L'hôpital des présidents

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L'Amérique latine est aux petits soins pour Chávez, Cuba et le Brésil se disputant l'honneur de le soigner. A ma gauche, Dilma Roussef et l'hôpital Syro-Libanais de Sao Paulo. A mon extrême-gauche, Raul Castro et son frère Fidel en garde-malade. Chávez a finalement retenu la seconde option.

L'hôpital syro-libanais est pourtant réputé comme un des meilleurs du continent, et compte le traitement du cancer dans ses spécialités de pointe. Privé et financé par la communauté syro-libanaise, il a reçu la visite de Bachar El Assad en 2010, quand celui-ci était encore considéré comme fréquentable. Côté patients de choix, citons le président paraguayen: Lugo y a été traité l'an dernier et s'en est trouvé plutôt bien. Dilma Roussef également, en 2009. Le vice-président de Lula, José Alencar, un peu moins bien, puisqu'il est décédé cette année. Après 15 ans de maladie et 17 opérations.

Mais bref. Dilma Roussef a généreusement offert à Chávez les soins de cet hôpital, comme son prédécesseur Lula l'avait fait pour Lugo. La semaine dernière, Reuters annonçait que Chávez avait accepté. Que nenni. Cuba offre un avantage comparatif énorme: une discrétion absolue. Ce qui permettra de continuer à dire, par exemple, que le président vénézuélien se porte comme un charme depuis qu'on lui a retiré sa petite tumeur de la taille d'une balle de base-ball, sport national. Côté brésilien, alors que Chávez n'y est même pas, des médecins se sont laissé aller à pronostiquer un cancer de la prostate au vu du résultats des analyses arrivés par la valise diplomatique. C'est dire si le secret médical ne les étouffe pas.

Cela ne nous dit toujours cependant pas pourquoi Chávez n'est pas traité au Venezuela, et c'est bien dommage.