Une journée pas si ordinaire à Bogota

Ce 3 mai restera probablement dans les annales bogotanes. En une journée, un maire suspendu de ses fonctions, une alerte sanitaire en raison des inondations, et une directrice des services publics destituée pour faute grave.

Samuel Moreno suspendu pour trois mois, afin que l'enquête sur des faits éventuels (!) de corruption dans la passation de contrats publics ait lieu sans encombre, le président Santos a nommé à titre provisoire sa ministre de l'Education, Maria Fernanda Campo, maire de la capitale. Pas vraiment de vacances pour Campo qui a vu sa réforme de la loi éducative largement attaquée ces derniers temps par les professeurs et les étudiants, qui craignent une privatisation rampante.

Pendant ce temps, l'hiver continue. Le quartier de Fontibon, à l'ouest de la ville, donc construit sur une zone humide remblayée (comme plus de la moitié de Bogota) est sous les eaux depuis plusieurs jours; les égoûts ayant débordé, on craint désormais les épidémies. D'où la déclaration de l'alerte sanitaire en début d'après-midi.

Et pour terminer - encore que dans les 4h30 de la journée qu'il nous reste, il puisse encore se passer deux trois anecdotes amusantes - la directrice de l'Unité Spéciale de Services Publics a été relevée de ses fonctions et interdite d'exercice d'une fonction publique pour 10 ans. On lui reproche entre autres choses d'avoir accordé le marché public de la décharge de Doña Juana (là où on enfouit quotidiennement toutes les ordures de Bogota) à une entreprise qui ne remplissait pas les conditions.

Et au niveau national, il semblerait qu'un réseau organisé ait consciencieusement escroqué la sécurité sociale colombienne à hauteur de plus de 4.5 milliards de pesos, soit environ 1,7 million d'euros, mais ici  c'est beaucoup.

Vivement mercredi et la suite du feuilleton!