Deux anecdotes de taxi à Bogota

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Bien que l'on ne profite jamais de l'expérience des autres, deux anecdotes qui peuvent apporter des informations utiles sur les taxis à Bogota.

J'ai pris hier un taxi pour un déplacement relativement bref (moins d'une demi-heure), après m'être assurée que le chauffeur avait bien de la monnaie sur 20.000 pesos (8€, ça nous paraît peu mais la semaine dernière je n'ai trouvé aucun taxi pour une course de 5.000 pesos que je voulais régler avec un billet de 20).

Donc j'arrive à destination, tends mon billet d'un main en demandant: 'c'est combien?' et en sortant la grille tarifaire de son étui de l'autre. En moins de cinq secondes, le prix est passé de 7.000 à 6.000 pesos, information indiquée au compteur à l'appui (le chauffeur n'a qu'à appuyer sur un bouton pour que les unités se transforment en coût de la course). Bien essayé, rascal.

L'autre anecdote est plus ancienne. Il y a quelque temps, j'ai dû prendre un taxi tôt le matin (4h30). Pour être sûre d'en trouver un sans attendre, j'ai appelé une des centrales. Là, comme dans toute bonne centrale d'appel, on prend votre nom (ce qui avec un nom étranger est toute une aventure), votre adresse et votre destination. Puis (et là ça commence à changer), on vous envoie un texto avec le numéro d'immatriculation du taxi qui viendra vous prendre et le délai d'attente. Ah vous n'avez pas de portable local? Eh bien vous ne pouvez rien faire à Bogota, c'est pas compliqué (ni vous inscrire à la bibliothèque, ni rendre un article dans un magasin, ni prendre des renseignements par internet auprès d'une compagnie de transport).

Quand le taxi arrive, il commence par vérifier votre nom, puis vous demande votre 'code': les 2 derniers chiffres de votre numéro de portable, qu'il rentre dans une petite machine qui vérifie auprès du central. Après quoi on peut y aller, et je vous assure que l'argument touristico-commercial selon lequel 'on s'arrête tout à fait au feu rouge la nuit, maintenant' (à réécouter sur France Info) est contrebalancé par l'argument ludico-commercial 'Fast and Furious Bogotan Edition': quand la route est dégagée, ce qui arrive rarement, il faut bien reconnaître, tous les taxis sont des enfants de Fangio ou des cousins de Montoya. Le désagrément principal étant qu'on vole toujours un peu bas, ce qui ne permet pas d'échapper aux nids-de-poule.

Sur le même sujet: Les taxis jaunes de Bogota

Une vidéo de BBC Mundo sur les trous dans les chaussées du 1er mai 2012. On se rend mieux compte...