Le marché aux puces dominical

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La mairie de Bogota encourage l'activité économique de ses habitants. Ainsi, outre le marché aux puces de san Alejo (sur la 7ème), elle fournit les infrastructures pour le bon déroulement de marchés aux puces dominicaux dans les parcs.

mercado-pulgas3.JPGAinsi, celui du Parc des Journalistes ce dimanche (Parque de los Periodistas). Les vendeurs, préalablement inscrits, disposent leur marchandise sous les chapiteaux municipaux. Les animateurs de 'Bogota positiva' (... para vivir mejor...) et la police veillent au bon déroulement des opérations; l'approche du camion de police provoquant au demeurant un certain affolement parmi les vendeurs non autorisés, qui se sont installés à proximité des autres.

Vous me croirez si vous voulez, et sinon suivez le lien ci-dessous, 'la mission du marché aux puces est de faciliter et promouvoir la commercialisation de marchandises telles que des antiquités, des reliques, des livres et des curiosités [ça fleure bon son cabinet du même nom], du petit et moyen commerçant et producteur, en les associant dans une corporation pour le développement de leurs activités tant commerciales que culturelles, sociales et personnelles. Tout cela dans le but de contribuer à l'amélioration de la qualité de vie des participants et de fortifier l'identité du peuple colombien.' (source: projet d'accord de 2008, par lequel est fortifiée l'activité d'intérêt culturel des 'marchés aux puces' et sont dictées d'autres dispositions)

Avouez que vous n'auriez jamais pensé à ça en flânant dans un marché aux puces. Moi non plus. mais cela s'applique essentiellement au marché aux puces de San Alejo, qui se veut l'émule du Rastro madrilène, du San Telmo de Buenos Aires ou, plus près de nous, de Saint-Ouen. Pour le Parc des Journalistes, c'est plutôt de l'ordre du vide-débarras (pas grenier, y'en a pas).

mercado-pulgas.JPGSi tout est (plus ou moins) bon marché - 'barato' étant le mot le plus fréquemment hurlé - on y trouve assez peu d'artisanat et surtout de la récupération, qu'elle vienne des poubelles ou d'ailleurs. Je ne serais pas étonnée qu'un certain nombre d'objets aient été retirés à leur légitimes propriétaires, mais ouf! je ne sais pas dire recel en colombien.

On trouve donc de tout, depuis la paire de chaussures éculées et la lime à ongles vendue à l'unité, au téléviseur et au matériel hifi, en passant par un nombre non négligeable d'appareils photos et leurs optiques (pas bien récents), les bouquins incontournables (style Le livre de Mormon, qui se vend mal, apparemment) et l'objet vedette: le téléphone portable, entier, en morceaux, en batterie; et les innombrables chargeurs.

J'ai apprécié aussi le stand consacré aux bouquins étrangers, sur lequel trônait je ne sais plus quel ouvrage préalablement passé par les étagères de Gibert, Paris Vè, l'autocollant faisant foi. Et je me suis contentée d'acheter une toupie.