Prendre le bus à Bogota

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Le bus ici est un peu rock'n roll, et j'avoue avoir tardé un peu avant de me lancer à le prendre. Retour sur une expérience plutôt satisfaisante!

colectivo1.JPGLe 'colectivo' ici relève du secteur privé; inutile de chercher une unité de forme ou de couleur dans les bus qui desservent une ligne, je crois bien... En prendre un est très simple, prendre le bon est plus compliqué. Il faut se placer à un endroit stratégique (type grande artère) et scruter les panneaux affichés sur le pare-brise (bonne chance). Mieux vaut aussi s'assurer avant de monter dedans qu'il va au bon endroit! Pas d'arrêt spécifique: on fait signe, le bus s'arrête. Eventuellement sur la voie du milieu ou de gauche (surtout au feu rouge pour déposer quelqu'un), mais aussi bien en accélérant pour faire une belle queue de poisson au véhicule qui passe sur sa droite.

Le prix du trajet, quelle que soit sa longueur, est de $1.400 (moins de 60 centimes d'euro) le jour et de $1.450 la nuit. A l'entrée, un tourniquet permet de compter les passagers et de savoir combien le chauffeur doit au propriétaire du bus. Mais on peut aussi négocier, comme je l'ai vu faire par une jeune femme cet après-midi: 'vous m'emmèneriez pour 1.000?' Réponse affirmative. Ni une ni deux, la demoiselle passe par la porte du fond, et les 1.000 pesos vont directement dans la poche du conducteur.

colectivo2.JPGD'autres sautent par-dessus le portillon: ceux qui profitent d'un bout de chemin pour solliciter une aide économique, avant probablement de passer au bus suivant. D'autres encore restent accrochés à la porte le temps que le bus arrive sur une artère où ils trouveront la ligne qui leur convient. Tout cela est très bon enfant, il faut juste être très motivé pour voyager à moitié en dehors d'un bus qui frôle les autres véhicules et tourne en faisant de bien jolies embardées.

Pour savoir où descendre, il suffit de demander autour de soi: n'importe qui vous indiquera bien volontiers à quel moment bondir du siège et solliciter l'arrêt (comme en France, un bouton, mais unique, près de la porte du fond). Plus qu'à descendre dans le délai le plus court possible, le principe qui veut que temps soit de l'argent est extrêmement bien intégré dans le pays.

Transmilenio-pza-sanvictorino.JPGIl me reste à tester le fleuron de la ville. 'Orgueil Capital' est son petit nom (comme quoi, le christianisme résiste, puisqu'on fait de la pub avec les péchés capitaux): le TransMilenio, un transport en commun en site propre, public et très bien organisé, avec des arrêts fixes et un service de qualité.