Convention de stage: la course à l'échalote

Je pars en Colombie dans le cadre d'un stage obligatoire dans ma formation. Donc il me faut une convention de stage signée de toutes les parties. La galère a commencé en septembre.

Première étape: déterminer si le stage est obligatoire ou pas. Oui, d'après le directeur du diplôme de Master 2; non, d'après la plaquette. Mais on va faire comme si; et ceux qui ne feront pas de 'stage' proprement dit seront considérés comme stagiaires du labo de recherche. En fait, c'est un peu ce qui va m'arriver aussi, mais dans une université d'accueil.

Donc, stage obligatoire. Faut remplir en ligne, un joli formulaire à plein plein de pages, et quand il te manque une info page 7, pas grave: tu pourras tout recommencer du début quand tu l'auras, ça n'enregistre pas un formulaire en cours, et bien sûr pas moyen de passer à la page 8.

Quand enfin tout est rempli, hop, la machine restitue un splendide document en pdf. En français, et en anglais. Sauf que les Colombiens la veulent en espagnol, on ne peut pas leur en vouloir, tout de même, c'est pas comme s'ils parlaient le bas-papou.

D'ailleurs l'établissement a une version espagnole (fournie par mon directeur de recherches, parce que le secrétariat est fort aimable mais point trop efficace sur mon cas), mais elle remonte à quelques années et ne correspond donc plus au texte de l'actuelle convention.

Donc je traduis tous les bouts qui manquent, mon prof met en page (il est bien courageux), et on envoie enfin en Colombie. Qui nous répond en gros (parce que là-bas tout passe par le service juridique): c'est bien joli mais tout ce qui ne nous concerne pas parce que c'est valable juste pour la France (genre rémunération, tout ça), vous précisez en dessous que ça ne nous concerne pas, merci.

Facile. Sauf qu'il faut le préciser aussi sur la convention en français, normal. Sauf qu'on ne peut pas modifier le pdf (non plus que le copier d'ailleurs), et que le secrétariat (cf supra) nous jure ses grands dieux qu'il n'y a pas de version texte. Bien sûr. Et la marmotte, elle tape directement en pdf avec ses petites griffes (d'autant que le texte de la convention française délivrée par le site a changé pendant 15 jours en octobre, soit dit en passant). Donc, un collègue avec qui je pars retape le texte, je mets en page (je suis bien courageuse), on signe et on envoie.

Mais en Colombie, on arrive fin décembre et donc aux grandes vacances, réouverture de l'université le 11, hier donc (GMT+7). Le prof sur place suit ça de près (et je l'en remercie) et nous indique:

'Je viens de parler avec le directeur du service juridique (ce matin il n'y avait personne au service, c'est la reprise...). Il m'a dit se souvenir que les conventions ont bien été signées par le recteur mais il ne les a pas retrouvées et n'en a pas copie. A la faculté (ou les secrétaires ne sont pas toutes rentrées, notamment celles qui gèrent la correspondance et en particulier celle de cette nature), on me dit qu'on ne les a pas reçues. Elles sont surement quelque part mais aujourd'hui les choses redémarrent a peine, le service de messagerie interne pas encore... Demain je fais l'enquête, je suis sûr qu'elles apparaitront et vous les envoie aussitôt.'

La course à l'échalote continue donc. J-9.