Episodes climatiques coûteux en Amérique centrale et au Mexique

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Alors que la saison des cyclones est terminée pour cette année, les gouvernements font le point sur les dégâts provoqués par la météo. 19 grosses tempêtes ou cyclones, auxquels s'ajoute une saison des pluies intense provoquée par une Niña en forme: les gouvernements du Mexique et des pays d'Amérique centrale cherchent désespérément les fonds nécessaires à la reconstruction des infrastructures endommagées ou emportées par les crues.

Les banques d'investissement et particulièrement la BID, les agences de notation - tiens, ça existe encore, et ça se permet des conseils, ça - recommandent aux pays de la région une hausse des budgets consacrés aux effets du changement climatique. Ils s'appuient pour cela sur des modèles climatiques qui indiquent une probable augmentation des épisodes extrêmes (ce que contestent d'autres modèles, et notamment émanant de géographes climatiques: le différentiel entre la température de l'eau et celle de l'air est une condition nécessaire à l'apparition d'un cyclone, et si l'eau comme l'air se réchauffent, il n'y a pas de raison qu'il y en ait plus. Comme quoi, étudier la géo... passons).

La BID a dû prêter 250 millions de dollars au Guatemala, suite à la plus violente saison des pluies des 70 dernières années: le président chiffre les pertes économiques (infrastructures endommagées et pertes agricoles, notamment) à plus d'un milliard. Au Mexique, les pluies torrentielles de ces dernières semaines ont été précédées par la sécheresse la plus marquée des 68 dernières années (de façon générale, on observe que l'eau qui fait défaut d'un côté est en excès de l'autre).

La question des aléas climatiques souligne la vulnérabilité de ces pays. Et dès que j'aurai le temps, je vous en toucherai deux mots.