Accord vénézolano-bolivien pour l'exploitation d'une mine de fer

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Alors que le cours des matières premières remonte, et que les investisseurs étrangers lorgnent à nouveau sur les mines latino-américaines, le Vénézuela vient de passer un pré-accord avec la Bolivie pour l'exploitation conjointe de la mine de fer de Mutún, grillant la politesse à des entreprises chinoises et australiennes.

La mine de Mutún, à la frontière entre la Bolivie et le Brésil, est l'un des principaux gisements de fer de la région (voire du monde si l'on en croit l'article de Wikipedia), et c'est Chávez qui la 'souffle' aux concurrents. Le pré-accord envisage la création d'une entreprise mixte réunissant les deux compagnies minières nationales bolivienne et vénézuelienne. La nouvelle entité s'appellera Grande Nationale de Fer et d'Acier (dans sa version française) et on n'en sait guère plus pour le moment.

Le Vénézuela l'a emporté sur une offre de 15 milliards de dollars de la Banque de Développement chinoise, entre autres. Probablement parce que Chávez a prévu d'exploiter tout ce qu'il y avait dans la mine: le fer, mais aussi le cuivre, l'étain, l'argent, le zinc, le chlorure de potassium et le phosphore que l'on trouvera en-dessous. Les compagnies minières australiennes ne s'intéressaient, pour leur part, qu'au phosphore.

On attend à présent l'accord définitif et surtout sa mise en oeuvre. Chávez sera-t-il en mesure de tenir ses engagements auprès de son camarade bolivarien bolivien?