Adieu 'mi profesor, mi presidente'

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Vous l'aurez lu partout ailleurs: Antanas Mockus, candidat à la présidence de la Colombie, est bien au second tour, mais il ne sera pas président, sauf retournement de situation extraordinaire.

Celui qu'on surnomme parfois le 'professeur Tournesol' (si j'en crois Libé. Il est professeur, il agite un tournesol, ha ha! Voilà qui sera vendeur. Et puis il a l'air un peu autiste, aussi, sur les photos) et que ses partisans ont salué par les acclamations 'mon professeur, mon président' n'est pas du tout au coude à coude avec Juan Manuel Santos, comme l'annonçaient les sondages. Il est même 25 points derrière: 21.49% contre 46.56% à Santos.

Les Français auront donc eu l'occasion de le découvrir et de le voir disparaître de la presse presque simultanément. La semaine dernière, et surtout samedi, tous les grands médias en parlaient: le candidat vert ardent défenseur de la légalité et de la vie qui allait faire jeu égal avec le conservateur porté sur la sécurité à tout prix. Le gars qui avait montré ses fesses à 300 étudiants. Qui s'était douché en slip en place publique. Qui s'était déguisé en super-citoyen. Mais qu'il fallait prendre au sérieux.

A présent, on va pouvoir oublier à nouveau cette Colombie qui n'a généralement de place dans les JT que lorsqu'une Bétancourt est otage.