Affaire Gürtel: le Tribunal Suprême veut entendre le trésorier du Parti Populaire

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Dans l'affaire présumée de corruption, trafic d'influence et fraude fiscale connue comme 'l'affaire Gürtel', le Tribunal Suprême a convoqué pour la semaine prochaine Luis Bárcenas, sénateur et trésorier national du Parti Populaire, et pour le lendemain le député Jesús Merino. Ces deux hauts responsables ont demandés d'eux-mêmes à être entendus, alors qu'ils sont soupçonnés de fraude fiscale et de corruption.

Autant El País a été, pendant des semaines, le seul journal à se faire l'écho de la 'trame Gürtel', autant depuis quelques jours toute la presse nationale en parle (641 articles référencés sur Google Noticias!!)... L'élément déclencheur semble avoir été la 'mise à l'abri' par Bárcenas de 9 caisses de documents de la trésorerie du Parti Populaire, qu'il a souhaité conserver par devers lui. Et depuis, fait historique, le leader du Parti Populaire Mariano Rajoy a dû démentir la rumeur qui enfle: non, il ne soutient pas son trésorier parce que celui-ci lui ferait du chantage. Ce qui n'explique pas pourquoi celui-ci a ressenti d'un coup le vif besoin de stocker les livres de comptes du PP (ou autre chose?) chez lui, même s'il ne vit probablement pas dans un deux-pièces. En faisant savoir à tous que si Camps, autre suspect et président de la Communauté Autonome de Valence, ne disposait pas d'information compromettante, lui si. Depuis lors, interrogé sur ces kilos de papier, il s'en tire par une pirouette: 'vous croyez vraiment que j'aurais emporté des caisses de documents à l'époque de la clé USB?' Franchement? Eh bien ma foi, il y a des papiers qui peuvent être plus utiles sous forme d'originaux que de scanns. Enfin, c'est mon avis. Mariano Rajoy, pour sa part, préfère ne pas savoir si des documents ont été sortis du siège de son parti.