Où on ne reparle pas du Guatemala

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Deux mois après l'assassinat de l'avocat Rodrigo Rosenberg, BBC Mundo publie un papier de suivi de l'affaire, intitulé L'inertie de l'impunité guatémaltèque. Essentiellement pour dire qu'il n'y a rien de neuf et que l'enquête n'aboutira probablement jamais.

On aurait pourtant bien cru que les choses allaient bouger: un avocat qui dénonce de hauts personnages de l'Etat, au cas où il lui arriverait malheur; qui est assassiné quelques jours plus tard; une instance internationale, la CICIG (Commission Internationale Contre l'Impunité au Guatemala) qui est chargée de l'enquête, en parallèle par rapport à la justice nationale...

Et rien. Aucune information sur l'enquête, quelques articles de bilan à 2 mois. Du coup, pour étoffer son article, BBC Mundo revient sur deux autres enquêtes non résolues (parmi les 98% d'enquêtes non résolues sur les enquêtes ouvertes...): les accusationsde corruption contre l'ex-président Alfonso Portillo, et l'assassinat de l'ex-conseiller présidentiel pour la sécurité, Victor Rivera, en 2008.

Tout de même une nouveauté dans la nébuleuse de l'affaire Rosenberg, mais qui vient de l'extérieur: Evo Morales, président de Bolivie, manifeste son soutien à son homologue 'frère président' du Guatemala. A première vue c'est un peu plus étonnant qu'il soutienne Álvaro Colom que Mel Zelaya, allié au sein de l'ALBA; mais l'explication tient peut-être au fait que le secteur privé a participé aux manifestations qui ont suivi la mort de Rosenberg pour demander la démission du président. Ce qu'on appelle un réflexe pavlovien?