Coup d'Etat au Honduras contre le président Mel Zelaya

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Alors que les électeurs étaient appelés aux urnes pour un référendum qui a crispé tout le Honduras, des militaires se sont introduits au palais présidentiel et se sont emparés de la personne du président. L'Organisation des Etats Américains et l'Union Européenne condamnent le coup d'Etat et demandent le retour à l'ordre institutionnel.

A trois heures du matin heure locale, 11 heures heure française, selon El País, (6 heures localement selon la presse du Costa Rica), environ 200 militaires sont entrés dans le palais présidentiel que Manuel Zelaya avait regagné après s'être personnellement chargé de la distribution des urnes destinées au référendum. Ceux de ses partisans, issus de la société civile, qui veillaient sur lui depuis deux jours n'ont apparemment guère pesé: le président et sa famille ont été emmenés dans un lieu tenu secret, probablement une base des forces armées. D'après La Prensa (qui décidément ne l'aime pas, il faut voir la une du jour) il aurait été emmené au Costa Rica, on se demande un peu pourquoi... 

News 17h30. Information confirmée par la ministre en charge de la sécurité du Costa Rica: Zelaya se trouve dans ce sympathique petit pays d'Amérique Centrale qui n'a pas d'armée, il y est considéré comme un 'hôte' et il fera très prochainement une déclaration publique.

Une source des forces armées aurait déclaré que l'arrestation du président s'est faite sur l'ordre des tribunaux de la République face à un 'acte illégal consommé'. On appréciera la rapidité de réaction d'une justice dont ce n'est habituellement pas la principale caractéristique.

Il y a quelques heures encore, le président déclarait que le calme était revenu dans le pays et que le coup d'Etat avait été écarté. Un visionnaire ou un adepte de la méthode Coué!