Les implants PIP inquiètent l'Amérique Latine

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L'inquiétude que suscitent les implants PIP a passé l'Atlantique. Dans ces paradis de la chirurgie esthétique que sont le Vénézuela, le Brésil et l'Argentine, les femmes opérées se mobilisent pour faire prendre en charge le retrait de leurs prothèses de silicone. L'Equateur vient d'interdire les implants de la marque française.

Sur un continent où l'opération esthétique est aussi courante que la thalassothérapie ailleurs, on estime que près de 150.000 implants mammaires PIP ont été vendus entre 2007 et 2009, soit plus de la moitié de la production de Poly Implant Prothese. L'Argentine, le Brésil et le Vénézuela les ont interdits en 2010, l'Equateur vient de le faire en urgence.

Les pays latinoaméricains n'ont pas pour le moment détecté de cas de cancer liés à la rupture des prothèses, mais la quantité de population concernée est telle que le principe de précaution s'applique. Au Brésil, on compte 100.000 opérations annuelles d'augmentation de buste.

Le cancer est le grand thème du moment en Amérique Latine. Le gouvernement argentin a annoncé la semaine dernière que la présidente, Cristina Fernández de Kirchner, serait opérée début janvier d'un cancer de la thyroïde. Elle est la cinquième chef d'Etat sudaméricaine à être atteinte de ce mal au cours des deux dernières années: Lugo, Dilma Rousseff, Chavez puis l'ex-président Lula en souffrent également. Ce qui a amené l'inénarrable président bolivarien à s'interroger à voix haute: les Etats-Unis n'auraient-ils pas trouvé le moyen d'inoculer le cancer à leurs opposants politiques?

Pour mémoire, Chavez a déclaré que les médecins lui avaient retiré une tumeur de la taille d'une balle de base-ball, le sport national.