Le nouveau ministre des sports brésilien n'aime pas la FIFA

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Orlando Silva, ministre des Sports du gouvernement brésilien, a fini par être emporté par les accusions de corruption, alors que le pays est en pleins préparatifs du Mondial 2014. Le nouveau ministre, Aldo Rebelo, est bien sûr fan de football (sinon il ne serait pas élu) mais l'est beaucoup moins de la FIFA. Lors de sa prise de fonctions lundi, il a mis les points sur les i du mot souveraineté, alors que la FIFA a envers le Brésil certaines exigences.

Il a donc fait savoir qu'il aurait une position ferme, mais pas d'affrontement, puisque le Brésil travaille la main dans la main avec cette grande institution qu'est la FIFA pour que le Mondial 2014 se passe au mieux.

Au passage, il indique qu'il n'en veut pas au président de la Confédération Brésilienne de Foot, sur lequel il avait fait ouvrir une enquête suite à des contrats passés par ledit président - Ricardo Teixeira - avec Nike, en 2001, du temps où Rebelo était lui-même député et membre de la Commission d'Enquête Parlementaire. On est entre gens de bonne compagnie, donc.

Cela étant, la position brésilienne vis-à-vis de la FIFA est de coopération, mais aussi d'indépendance. Le nouveau ministre ne manque pas de rappeler que la FIFA est un "organisme privé animé par des intérêts objectifs qui ne coïncident pas toujours avec les intérêts de l'Etat". Ça, c'est l'introduction.

Rebelo fait également savoir qu'il n'a pas l'intention de proposer des modifications au projet de Loi sur le Mondial, dont certains points sont douloureux au portefeuille de la FIFA et de ses sponsors. Il rappelle ainsi que, lorsqu'il fut leader étudiant, il a toujours défendu l'entrée à demi-tarif pour les jeunes. Comprendre: ce n'est pas comme ministre qu'il va revenir dessus. Ça a le mérite d'être clair.

Pour peu qu'en plus il soit ancien membre d'une association de buveurs d'eau, la FIFA a vraiment du mouron à se faire pour ses associés, alcooliers et autres sponsors.