Fermeture des centrales nucléaires : Nicolas Hulot inquiète les Espagnols

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L'objectif de fermeture accélérée de centrales nucléaires, annoncé par Nicolas Hulot, inquiète les Espagnols, échaudés par les effets de bord sur leur marché intérieur.

En février 2015, Mariano Rajoy et Manuel Valls inauguraient une ligne souterraine qui renforce l'interconnexion des réseaux électriques des deux voisins. Celle-ci voyait sa capacité doublée, passant de 1 400 à 2800 MW/h. L'exploitation commercial de cette ligne a débuté en octobre 2015.

Arrive l'hiver 2017, et l'arrêt provisoire pour révision de 8 réacteurs nucléaires en France conjugué à une vague de grand froid sur l'Europe pousse notre pays à importer massivement : de Grande-Bretagne (pour la première fois), d'Allemagne, mais aussi et surtout d'Espagne, utilisant toute la puissance de l'interconnexion électrique pendant plusieurs jours en janvier.

La demande électrique explose donc, puisqu'en Espagne, n'en déplaise à l'imagerie populaire, il ne faisait pas précisément plus chaud, ni plus jour, et que la demande nationale était forte également.

Or, en 2014, le système de fixation des prix de l'électricité a changé. L'effet le plus visible pour le consommateur est la volatilité des cours, qui varient heure par heure.

En janvier 2017, le prix du mégawatt/heure, de 16 euros en moyenne, bondit à 60, renforçant la précarité énergétique d'une partie de la population espagnole.

C'est dire si l'objectif français de fermeture de jusqu'à 17 réacteurs nucléaires, sur les 58 en activité, n'enthousiasme que moyennement notre voisin ibère, quand l'interconnexion doit être renforcée au cours des prochaines années pour atteindre l'objectif européen de 15% d'interconnexion en 2030.

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