Casino Royale: il y aura un avant et un après

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L'incendie criminel du Casino Royale de Monterrey la semaine dernière a laissé 52 morts et a provoqué une onde de choc parmi la population. Alors que la politique de "Mano dura" du président Calderón a fait plus de 40.000 morts en 4 ans, l'ampleur du massacre oblige à remettre les choses à plat. Pour s'interroger sur la suite.

Et la suite, c'est: faut-il lutter contre les narcotrafiquants avec des méthodes qui augmentent la violence globale, ou lutter contre la violence dont les Mexicains sont épuisés?

Autrement dit, deux grandes options: continuer la politique de lutte contre les cartels de la même manière en espérant avoir des résultats différents (la définition que donne Albert Einstein de la folie, mais après tout, tout est relatif), ou changer de stratégie. L'ex-président Vicente Fox, du même parti (PAN) que Calderón, a récemment appelé à réfléchir à une trève et à une loi d'amnistie. Ce qui est dur à avaler pour tout le monde, mais épargnerait probablement des vies.

Calderón est farouchement opposé à cette option. La cause profonde de la violence au Mexique est, pour lui, la consommation de drogue aux Etats-Unis et la façon dont le grand frère lutte contre ce fléau: en exportant les combats. Sans aller jusqu'à envisager la légalisation, qui priverait les cartels de leurs juteux revenus - mais contre laquelle il s'est toujours prononcé -, Calderón voudrait bien que les Etats-Unis balayent un peu plus et pas seulement devant leur porte, également dans leur maison.

Plus sur BBC Mundo (en espagnol).