Bolivie-Chili: pas de mer, pas d'énergie

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La Bolivie a de l'énergie, surtout du gaz. Le Chili a des besoins, notamment d'électricité. Ils sont voisins, ils pourraient commercer, quelques centrales énergétiques à gaz et tout le monde serait content. Seulement voilà: une guerre du XIXème siècle et un référendum du XXIè empêchent d'envisager un accord. América Económica fait le point.

Le ministre chilien de l'énergie aimerait bien acheter du gaz chilien, et l'entreprise publique bolivienne d'énergie YPFB aimerait bien lui en vendre...

Mais rappelez-vous  la guerre du Pacifique (1879-1884, à un cheval près). La Bolivie y a laissé son accès à la mer. La guerre du gaz de 2003 - le soulèvement des populations indiennes - a été entraîné par un projet d'exportation de gaz vers les Etats-Unis, via le Chili. Pour calmer le pays, le président par intérim Carlos Mesa avait proposé un référendum de cinq questions dont celle-ci: Etes-vous d'accord avec la politique du président Carlos Mesa d'utiliser le gaz comme ressource stratégique pour l'obtention d'un accès utile et souverain à l'Océan Pacifique? La réponse avait été un oui massif, et l'actuel président bolivien Evo Morales a conservé ce cheval de bataille (sa stalle est à côté de celle de la défense de la coca et de la sauvegarde des compétitions de foot à haute altitude, entre autres plus sérieux).

Les négociations territoriales ne sont pas précisément en bon chemin: au dernier épisode, Evo Morales annonçait son intention de traîner le Chili devant les tribunaux internationaux pour retrouver sa mer. Quant à Sebastián Piñera, le président chilien, les étudiants peuvent témoigner de son penchant modéré pour les négociations difficiles.