Cristina Fernández de Kirchner a annoncé hier 16 avril l'expropriation de 51% des actions de la compagnie YPF, prises dans les 57% de l'espagnol Repsol. Cette annonce a provoqué une levée de boucliers un peu partout dans le monde et y compris en Argentine, mais curieusement, personne ne rappelle pour le moment que Repsol avait acheté pour un prix très modique l'ancienne compagnie nationale d'hydrocarbures.
Le gouvernement du Parti Populaire devra faire passer de nombreuses mesures impopulaires pour satisfaire aux exigences de l'Eurogroupe et des marchés financiers, mais n'est pas disposé à supporter les probables manifestations de la population. Après la mobilisation des Indignés, les violences de Valence et les manifestations du 29 mars, jour de grève générale, la législation sera revue.
La situation économique mondiale renverse l'histoire: les multinationales latinas, dites "multilatinas", se lancent à l'assaut de leurs anciennes métropoles. La montée en puissance de la mexicaine Pemex dans le capital de l'espagnole Repsol fait grincer des dents dans la péninsule ibérique.
La Ville Autonome espagnole de Melilla, au Maroc, connaît depuis ce matin un nouveau blocus. Les relations hispano-marocaines se tendent, les Rois sont mobilisés, mais pour le moment le motif profond de ce coup de sang n'est pas clair.