Les experts internationaux ont rendu leur rapport sur le mégaprojet minier Conga, ce projet d'exploitation d'or et de cuivre à ciel ouvert, le plus gros investissement jamais fait au Pérou sur un seul site: 4.8 milliards de dollars. Cette expertise internationale avait été décidée par le gouvernement pour résoudre le conflit généré par l'opposition des populations locales.
Le conflit frontalier entre Costa Rica et Nicaragua autour du fleuve San Juan est encore monté d'un cran. Le Nicaragua a dénoncé la construction d'une route frontalière côté costaricain devant la Cour Centraméricaine de Justice, laquelle vient d'ordonner au Costa Rica la suspension immédiate des travaux. Le Costa Rica répond qu'il n'a pas à se soumettre à un arrêt de la CCJ.
Le président Humala a suspendu le projet Conga la semaine dernière, mais les mobilisations ne faiblissent pas: la population veut l'abandon pur et simple du projet qui provoquerait l'assèchement de plusieurs lagunes. Pris entre les revendications légitimes des habitants désireux de vivre dans un environnement sain et les engagements internationaux auprès des investisseurs, le président a décrété hier l'état d'urgence dans quatre départements de la région de Cajamarca. L'armée est chargée de rétablir le calme.
Le Nicaragua demande au Costa Rica l'arrêt immédiat des travaux de construction d'une route frontalière côté costaricain. Mais sans savoir encore exactement quels arguments privilégier: préservation de l'environnement ou de la navigabilité du fleuve frontière San Juan?
Alors que le nouveau président Ollanta Humala se débat entre un second vice-président soupçonné de corruption et qui refuse de démissionner, d'une part, et la présomption d'un financement illégal de sa campagne électorale (voir l'excellent billet de Francine L'Hantoën), le principal syndicat du pays, la CGTP, retire son soutien au projet minier Conga, auquel le président est favorable.