L'économie latino-américaine va plutôt bien, mais les dirigeants des différents pays anticipent les répercussions potentielles des crises états-unienne et européenne, et s'emploient à booster l'industrie locale. C'est dans ce but que Dilma Rousseff vient de dispenser l'industrie d'armement brésilienne de plusieurs impôts, et ce pour une période de cinq ans.
La compagnie pétrolière états-unienne Chevron a provoqué une marée noire au Brésil au début du mois. Soupçonnant que les amendes imposées seront insuffisantes à motiver l'entreprise à prendre de véritables précautions, les autorités lui ont interdit toute nouvelle ouverture de puits. Les treize qu'elle exploite déjà ne sont cependant pas concernés.
Alors que les étudiants chiliens sont mobilisés depuis le mois d'avril pour exiger une éducation publique gratuite et de qualité, que les étudiants colombiens se mobilisent périodiquement depuis mars contre une réforme qui permettrait, disent-ils, la privatisation des universités publiques, une manifestation conjointe a été organisée dans sept pays d'Amérique Latine jeudi dernier 24 novembre.
Orlando Silva, ministre des Sports du gouvernement brésilien, a fini par être emporté par les accusions de corruption, alors que le pays est en pleins préparatifs du Mondial 2014. Le nouveau ministre, Aldo Rebelo, est bien sûr fan de football (sinon il ne serait pas élu) mais l'est beaucoup moins de la FIFA. Lors de sa prise de fonctions lundi, il a mis les points sur les i du mot souveraineté, alors que la FIFA a envers le Brésil certaines exigences.