Le Guinness des records recensant les records, il ne pouvait pas passer à côté de l'exploit des 33 mineurs ayant survécu 69 jours au fond d'une mine avant d'être triomphalement hissés à la surface. Le record figure donc, mais les mineurs sont... Boliviens. Alors que les relations Chili-Bolivie ne passent pas par leur meilleure période, la Bolivie ayant reconfirmé il y a quelques jours le dépôt prochain d'une plainte contre le Chili devant la Cour Internationale de Justice, des dents ont dû grincer côté chilien.
C'est la semaine où les anciens présidents font de fracassantes déclarations, revenant sur leurs exploits passés ou la situation actuelle. Et déclenchant au passage un tourbillon de bonne humeur [ceci est une antiphrase]. Mardi dernier, c'était Tabaré Vázquez dans "le jour où l'Uruguay a failli faire la guerre à l'Argentine". A la fin de la semaine, c'était le tour de deux ex-présidents chiliens, Ricardo Lagos et Eduardo Frei.
Le gouvernement bolivien a instauré ce mercredi 12 octobre la Journée de la Décolonisation, dans le cadre de la Journée Continentale de la Décolonisation prônée par la Communauté Andine des Nations pour "lancer un profond precessus de changement sur tout le continent", dit le site de la présidence bolivienne. Une fête qui tombe à point nommé pour essayer de récupérer l'appui de la population.
Le président bolivien Evo Morales rencontrera prochainement les Indiens du Tipnis, opposés à ce qu'une route traverse leurs territoires, dans la Bolivie amazonienne. Une polémique qui enfle et dépasse le président, lui-même Indien.
La Bolivie a de l'énergie, surtout du gaz. Le Chili a des besoins, notamment d'électricité. Ils sont voisins, ils pourraient commercer, quelques centrales énergétiques à gaz et tout le monde serait content. Seulement voilà: une guerre du XIXème siècle et un référendum du XXIè empêchent d'envisager un accord. América Económica fait le point.